Gouvernance foncière et forestière | Uncategorized

Le respect des droits des communautés locales et peuples autochtones est une voie vers le développement durable de l’agro business en RDC

Les droits à l’information/consultation et à la participation dans la gestion des ressources ; à la santé, à l’éducation, à un environnement sain et propice ainsi qu’à la terre sont inaliénables auxquels GASHE et ses partenaires accordent une place de choix et orientent ses actions au profit des communautés affectées par les activités des concessionnaires agro-industriels. Depuis 2018, nous accompagnons les communautés locales riveraines des concessions agricoles de CCP NDEKE ET LISAFA dans le territoire de Basankusu.

Dans cette logique, nous impliquons tous les acteurs clés, notamment : les concessionnaires ; les autorités étatiques ainsi que les acteurs de la société civile de la zone pour un changement collectif.

Il s’observe que là où [territoire] est produit l’huile de palme, les communautés manquaient les écoles, des hôpitaux, les travailleurs non dotés des équipements de protection individuelle voire même de travail et certaines communautés étaient victimes des cessions illégales de terres. Elles n’avaient aucune possibilité ni un cadre pouvant leur permettre de poser leurs problèmes afin de revendiquer leurs droits. Ce qui justifiait leur recours à des violences en cas de conflits.

Avec le soutien de GASHE à travers le projet Suivi Communautaire des Moteurs Commerciaux de Déforestation, toutes les parties prenantes au niveau local ont dialogué et au cours desquels, les recommandations ont été formulées et ont abouti à des résultats positifs, dont : la sauvegarde de plus de 490ha de forêts de Tosoi autrefois, menacée de destruction ; l’amélioration de l’habitat des travailleurs ; la relance des travaux de finalisations des écoles et autres infrastructures communautaires ; l’instauration de dialogue comme cadre de discussion ; etc.

Pour y parvenir, GASHE avait opté pour une approche de dialogue sur base des alertes lancées par les communautés qui participent au monitoring après avoir été renforcé en capacité sur les différentes thématiques liées à l’exploitation agroindustrielle. Un climat de confiance commence à se rétablir entre acteurs à travers cette méthodologie. Là où il y avait des dénonciations, il existe plutôt l’échanges/partages. L’exploitant n’est plus un adversaire mais plutôt une partie prenante comme toutes autres ; laquelle doit être approché afin de garantir une exploitation durable au bénéfice de tous.

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