Gouvernance foncière et forestière

Le Dialogue

Le Dialogue: une approche appréciée par les parties prenantes dans le monitoring de l’exploitation agroindustrielle et forestière dans l’ancienne province de l’Equateur.

 Le Groupe d’Action Pour Sauver l’Homme et son Environnement apporte une innovation dans le monitoring de l’exploitation des ressources naturelles en organisant le dialogue entre acteurs afin de formuler des recommandations pour améliorer les pratiques des agroindustriels et exploitants forestiers et contribuer à la gestion durable de l’environnement. Ce dialogue permet aux parties prenantes d’échanger sur les pratiques illégales en vue de réduire la destruction des forêts tropicales ainsi que des cas des violations des droits humains dans les concessions agricoles et forestières.

Selon les témoignages des parties prenantes, cette approche permet de renouveler la confiance et promouvoir la synergie d’action pour la protection de l’environnement.

Dans le cadre de la mise en œuvre de projet « suivi communautaire des Moteurs Commerciaux de Déforestation » mise en œuvre par GASHE dans l’ancienne Province de l’Equateur avec l’appui de RFN, le dialogue permet aux parties prenantes de se réunir autour d’une table afin de réfléchir sur la manière de réduire la déforestation et dégradation des forêts entrainées par les activités de l’exploitation agroindustrielle et forestière. Lors de leur réflexion elles fournissent les recommandations cadrant avec la logique de l’approche « zéro déforestation » ; la gestion de l’environnement et la prise en compte de respect des droits humains afin de réduire la pauvreté et les effets liés au réchauffement climatique.

Grâce à ces recommandations issues des différentes réunions de dialogues, la PHC Feronia/Boteka a construit trois écoles dans trois villages environnants la concession (Nkelengo ; Loonga et Bolondo). Quant à la concession forestière de SOMIFOR dans le territoire de Bikoro ; deux postes de santés, une école et une résidence de l’infirmier titulaire sont construits en matériaux durables dans les villages Mbuya et Elike. Dans la même optique, les travaux de construction sont en cours pour les villages Isangi et Ibeke bioko,.

Par ailleurs, dans le site de Basankusu pour les concessions de CCP Ndeke et CCP Lisafa ; environ soixante pourcent des travailleurs jadis en situation irrégulière pendant plusieurs années ont signés leurs contrats de travail avec la société et dotés des équipements de protection individuelle. En plus, 400 hectare des forêts de Tosoi qui, depuis plusieurs années menacées de cession pour extension de la plantation de CCP ont été restitués par le concessionnaire aux communautés locales.

Pour ce qui est de la concession de SCO Bosondjo, le changement reste à pas de tortue surtout en ce qui concerne les infrastructures socioéconomiques de base au profit des communautés locales riveraines de la concession. Néanmoins, il faut noter la reprise des droits de jouissance coutumière au bénéfice des communautés à la fin de deux ces dernières années ainsi que la dotation des équipements de protection individuelle aux travailleurs. Il importe de souligner aussi l’apurement  des arriérés des salaires pour ceux qui sont actifs dans la société.

 A part ces quelques résultats liés au Dialogue, ce dernier permet aussi à chacune des parties prenantes d’exprimer sa perception du projet et les difficultés qu’elles rencontrent pour mettre en œuvre les recommandations de dialogue.

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